Avec Patrick, nous sommes allés faire la voie Demaison au pic de Bure (TD+ 600m). Le rendez vous était fixé à 17h à son boulot mais j’avais zappé qu’il y avait déjà du monde sur les routes à cette heure là. Finalement nous mettons le cap sur le Dévoluy à 18h. Comme nous n’allions manger que des graines et des gâteaux secs toute la journée de l’ascension, nous avons fait une pause dîner le soir dans un bon restaurant de La Mure avec la totale : apéro, entrée, plat et dessert. Résultat nous attaquons la montée pour le petit refuge du vallon d’âne à 22h. Arrivés à une bifurcation à proximité de la bergerie, le doute s’installe. Faut-il poursuivre dans le vallon en direction des patous qui ont senti notre présence et qui nous souhaitent la bienvenue par un concert d’aboiements, ou prendre le sentier fléché qui monte à flan de montagne ? Je ne sais pas pourquoi mais nous avons préféré monter. Evidemment une demi-heure plus tard nous avons rebroussés chemin. Après quelques aller/retour nous trouvons enfin cette foutue cabane. Il est minuit lorsque nous nous glissons dans notre duvet. La nuit fut courte (levé 6h) mais paisible et quelle belle vue sur le pic de Bure au réveil.

Après 1h30 de marche d’approche et un petit rappel dans les éboulis nous arrivons au pied de la voie.

La Voie Desmaison

Il faut avoir été chamois dans une vie antérieure pour descendre à pied le pas du Follet et d’ailleurs  nous en avons croisé quelques uns.

Trois grimpeurs nous précèdent de peu. Le premier de cordée qui connait la voie nous a gentiment proposé de les doubler si on était plus rapide. La 2 ème longueur en 6c>A0 l’a clairement démontré (ça passe certainement en libre mais surement pas en 6c). La fille du trio est sortie épuisée après plus d’une demi-heure d’efforts. Les 550 m restants étaient peut être moins physiques mais je ne la voyais pas sortir la voie. Finalement nous avons pu les doubler au niveau de la 3ème longueur. Plus on monte, plus le rocher se délite et les pitons se raréfient. Il ne faut pas faire la Desmaison pour l’esthétique de la grimpe ou la qualité du caillou (si vous trouvez que le rocher est pourri en Chartreuse, n’allez pas faire le pic de Bure) mais pour l’ambiance et l’engagement. Dès les premières longueurs, il y a du gaz et celui-ci ne fait qu’augmenter avec la hauteur.

Malgré la description détaillée du topo C2C, nous avons réussi à sortir un peu de la voie au niveau de la L15. Il faut dire que dans le haut du pilier les points se font rares et les relais ne sont pas toujours en place (on n’en a pas trouvé 2). Après 8h d’escalade nous arrivons enfin au sommet.

Une petite pause bien méritée pour admirer le paysage et manger quelques graines, puis nous entamons la longue descente à pied via le plateau de Bure et son observatoire (20h à la voiture, 23h30 à la maison).

Et pour finir quelques fleurs du plateau !!!

Merci à Pascal pour ce partage. N’hésitez pas à faire de même avec vos sorties en montagne. 

Envoyez moi vos comptes rendus et je publie : (geraldduperray@hotmail.fr)