Oh, toi le Lycôsien, toi le grimpeur de résine, toi qui grimpe sur des voies jaunes, rouges ou vertes, prend le temps de lire cet article de la mort. Prend le temps, toi, de nous voir nous, dans les toits !!

Mais d’abord, salut à toi !!

Heureux de te retrouver sur cette page du club, page du blog pour quelques pas de bloc… en piolets et crampons. Jolis pas de danse où les grands écarts ne servent qu’à recoller au rocher qui se dérobe. Le traitre !! C’est ainsi. Le dry tooling ne se conçoit que sous des dévers qui te mettent la tête à l’envers et le reste du corps en lutte avec l’apesanteur. Si tu veux un corps de rêve, où tous tes muscles sont sollicités, viens avec nous, viens titiller le gratton avec deux piolets et une paire de crampons. Je te jure que tu ne regretteras pas le voyage au delà de la verticale. Tu rentreras carpette-déchiré-vidé, usé à force d’avoir trop voulu serrer les manches et recoller aux minuscules prises taillées. Oui, mais heureux d’une merveilleuse journée entre potes. Car c’est là l’essence même de ces sorties informelles. Se retrouvrer et partager. Et c’est ce que nous avons fait hier.

Au départ nous devions prendre part au DTS qui avait lieu à St Etienne en Devoluy, mais la météo pluvieuse a eu raison de notre envie d’en découdre avec les toits de cette épreuve sportive et amicale. (voir les photos humides des compétiteurs mouillés sur le site du DTS, ici).

Nous nous sommes donc retrouvés de bon matin devant le gymnase du club, pour prendre la direction de grenoble et son spot de Dry, unique en europe, l’USINE. Une journée à grimper avec piolets et crampons, dans une grotte à l’abri des intempéries, avec en toile de fond les montagnes du Vercors. Journée de luxe et de volupté, reposante pour la tête mais totalement épuisante pour le corps. Une journée de plénitude. Ce mot qui veut tant dire quand on sait le lire !! Imaginez des dévers des 3m d’avancé pour les voies les plus faciles, jusqu’à des toits horizontaux de 30m pour les voies les plus dures et vous aurez une vision exhaustive de ce qui nous a motivé.

Le soir, tandis que la nuit arrivait à grand pas, face au Vercors qui nous tendait les bras, nous sirotions une bière bien méritée en nous disant… Wahou, quelle belle journée !! Il fallait rentrer maintenant. Je ne sais plus qui a dit, « quand est-ce qu’on remet ça ? » tandis que nous retournions à la voiture, mais une chose est sûre, nous allons de nouveau affûter nos lames bien usées par le cailloux et garder l’esprit du DTS intacte. Car il reste encore deux épreuves à venir. Quand à Flo, qui doit se faire opérer dans pas longtemps du genoux, nous lui gardons tous une place au chaud pour qu’elle puisse encore nous faire peur avec ses cris de guerrière, tandis qu’elle bataille comme une reine du dry, sous des dévers improbables.

Pour les photos, c’est ici.