Barre des Écrins…

Par 2 fois déjà la Barre m’a résisté. Je n’avais pas réussi à la plier. C’est la montagne dit-on, il faut savoir renoncer quand tous les éléments ne sont pas réunis.

La première fois c’était il y a 10 ans déjà… et c’était ma première tentative de 4 000. Nous étions 3 grimpeurs un peu novices et pas très aguerris nous avions fait demi-tour alors que la Barre était toute enneigée, le cramponnage sur les rochers nous avait refroidi.

La seconde fois, partis à 2, nous avions avancé jusqu’à ce que la neige et le vent terminent de nous faire rebrousser chemin, là encore.

Je m’étais promis d’y retourner, mais cette fois en m’assurant que toutes les conditions soient bien réunies : un compagnon de cordée confirmé et un temps idéal.

Ce mois d’août, tout était planifié, 2 amis m’attendaient déjà au refuge des Écrins et Pascal devait me rejoindre depuis Lyon à Ailefroide. La veille Pascal m’envoie l’info : un énorme sérac s’est écroulé barrant la trace de montée, nous faisant renoncer à l’ascension.

C’est un peu dépité que je me résous à rejoindre seul, mes amis venus de Toulouse et qui m’attendent au refuge des Écrins pour une autre course désormais. C’est à la montée, en échangeant avec d’autres cordées puis avec les gardiens de refuge, qu’une solution a été trouvé : Une nouvelle trace évitant les séracs a été réalisée tandis que je montais. Chouette !!

Bingo, le lendemain réveil à 3h45 et c’est parti pour une longue marche d’approche sur le glacier. Nous avons abordé l’ascension de la partie rocheuse en mixte à hauteur de la brèche Lory.

Après avoir atteint le pic Lory, antécime de la Barre des Écrins, nous avons atteint notre but. La troisième fois fut donc la bonne !!

Il ne restait plus qu’à revenir sur nos pas pour aller cocher également le Dôme des Écrins, autre sommet de plus de 4 000, la cerise sur le gâteau, avant de redescendre dans la vallée.

Comme dit le proverbe Alpin,,, « Qui écoute trop les séracs tomber, reste au bistrot »